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Le gouvernement engage trois mois de travaux pour réformer la formation professionnelle

Après avoir achevé la transformation du Code du travail, le Premier ministre Édouard Philippe, a lancé officiellement, mercredi 25 octobre, « l’acte 2 » de ses réformes sociales, destinées à « offrir de nouvelles protections et de nouvelles garanties aux actifs  ».

Pour mener à bien les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage « qui relèvent de compétences différentes », le gouvernement a confirmé que les travaux se dérouleront selon des « modalités variées  » pour aboutir à la présentation d’un projet de loi unique qui sera débattu au Parlement au printemps 2018.

Pour la formation professionnelle comme pour l’apprentissage, la feuille de route présentée après le cycle de consultations des partenaires sociaux et des représentants des régions menées entre le 12 et le 24 octobre, laisse aux différentes parties prenantes trois mois pour achever leurs travaux.


Respect du calendrier

Concernant la formation professionnelle, le gouvernement adressera mi-novembre aux partenaires sociaux un document d’orientation « qui établira le diagnostic et formulera des options de réformes », un cadre à partir duquel pourrait se dérouler une négociation interprofessionnelle, comme le souhaitent plusieurs organisations syndicales.

« Mais nous serons extrêmement attentifs au respect du calendrier et du cadre des négociations » a prévenu Édouard Philippe, « la négociation interprofessionnelle qui pourrait avoir lieu devra se dérouler d’ici à la fin du mois de janvier 2018. » En parallèle, le gouvernement engagera une concertation avec les Régions « et les partenaires sociaux s’ils le souhaitent », sur la formation des demandeurs d’emploi et des jeunes.


Renforcer le CPF

Dans les grandes lignes, le gouvernement souhaite agir à plusieurs niveaux. Comme l’a rappelé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, il s’agit de renforcer le compte personnel de formation «pour donner à chaque salarié les moyens de construire son parcours professionnel» et de proposer aux demandeurs d’emploi davantage de formations qualifiantes en phase avec les besoins des entreprises. « La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences à la fois sectorielle et territoriale sera un élément clé », a indiqué Muriel Pénicaud.

Autres objectifs : « permettre aux entreprises de former mieux et davantage leurs salariés », et « garantir la qualité de la formation » en mettant en place notamment « un système de certification opérationnel et transparent ».

 

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